Sunday, 29 March 2009
One-Minute Art /L'art d'une minute
Pablo Picasso
___________________________________________
Click on the pictures to enlarge them.
Cliquer sur les images pour les aggrander.
___________________________________________
Picasso paints a bull in the below video (1949) here in less than 30 seconds. Which begs the question: how can he do it so fast and so perfectly?
My former Spanish mentor Vincent Da Salva, who passed away some years ago now, was 76 years old when he told me this story. A decorative arts painter, he had been hired by a French couple to paint Walt Disney cartoon characters on the wall of their little daughter's bedroom. He showed up at ten, made a few quick colourful arcs and ellipses, and the job was done within twenty minutes. He emerged from the bedroom with all his materials and brushes packed up and ready to go, and asked the father for the promised payment.
"Who are you kidding?!" the father exclaimed. "How dare you charge so much for twenty minutes of work?"
"That wasn't twenty minutes of work," Vincent responded dryly. "That was forty-five years." He got his full payment.
Picasso peint un taureau dans ce video (1949) ici en moins de 30 secondes. Ce qui pose la question : comment il fait pour peindre si vite et si bien ?
Mon ancien maître espagnol Vincent Da Salva, qui nous a quitté il y a quelques années maintenant, avait 76 ans quand il m’a raconté une histoire. Peintre en décors, il a été pris par un couple français pour peindre des personnages de Walt Disney sur le mur de la chambre de leur petite fille. Il est arrivé à dix heures, il a fait quelques arcs et ellipses rapides en couleurs primaires, et le travail était fini en vingt minutes. Il est sorti de la chambre avec tout son matériel et ses pinceaux ramassés et prêt à partir, et il a demandé au père le paiement convenu.
« De qui vous moquez vous ??! » s’exclama le père. « Comment osez-vous demander des tarifs pareils pour vingt minutes de travail ? »
« Ce n’était pas vingt minutes de travail, » répondit Vincent sèchement. « C’était quarante-cinq ans. » Il a eu son paiement comme convenu.
____________________________________________
Giotto
Entombment / Mise au tombeau
____________________________________________
Vasari (1511-1574) wrote in his Lives of the Painters, Sculptors and Architects that Pope Benedict XII sent one of his courtiers to learn more about Giotto (1267-1337), whom he was thinking of commissioning for work at St Peter's:
"He spoke with many masters in Sienna, and then, having received some drawings from them, he came to Florence. And one morning going into the workshop of Giotto, who was at his labors, he showed him the mind of the Pope, and at last asked him to give him a little drawing to send to his Holiness. Giotto, who was a man of courteous manners, immediately took a sheet of paper, and with a pen dipped in red, fixing his arm firmly against his side to make a compass of it, with a turn of his hand he made a circle so perfect that it was a marvel to see it. Having done it, he turned smiling to the courtier and said, 'Here is the drawing.'
"But he, thinking he was being laughed at, asked, 'Am I to have no other drawing than this?'
" 'This is enough and too much,' replied Giotto, 'send it with the others and see if it will be understood.' The messenger, seeing that he could get nothing else, departed ill pleased, not doubting that he had been made a fool of. However, sending the other drawings to the Pope with the names of those who had made them, he sent also Giotto's, relating how he had made the circle without moving his arm and without compasses, which when the Pope and many of his courtiers understood, they saw that Giotto must surpass greatly all the other painters of his time."
Indeed, the Italians say: "Perfetto come la 'O' di Giotto", or, "as perfect as Giotto's circle".
______________________________________
Giotto di Bondone_______________________________________
Vasari (1511-1574) écrit dans Vies des Peintres, sculpteurs et architectes que le Pape Bénédicte XII a envoyé un courtier pour apprendre quelque chose de Giotto (1267-1337), parce qu’il pensait le prendre pour du travail à St Pierre :
« Il a discuté avec plusieurs maîtres à Sienne, et ensuite, après avoir pris quelques-uns de leurs dessins, il est venu à Florence. Et un matin, entrant dans l’atelier de Giotto, qui était à son travail, il lui a expliqué les intentions du Pape, et le messager a demandé un dessin qu’il pourrait soumettre au pape. Giotto, qui était un homme courtois, a pris immédiatement une feuille de papier, et après avoir trempé son pinceau dans de la peinture rouge, il a bien fixé son bras à son côté pour en faire un compas, et avec une révolution de sa main il a fait un cercle si parfait que c’était une merveille. Après l’avoir fait, il a tourné vers l’émissaire avec un sourire, disant : ‘Voici le dessin.’ »
« Mais le courtier, pensant que Giotto se moquait de lui, a demandé : Est-ce que c’est le seul dessin que j’aurai ? »
« Ca suffit et c’est trop, » a répondu Giotto, « soumettez-le avec les autres et attendez voir s’il sera compris. » Le messager, voyant qu’il n’allait pas avoir autre chose, est parti de mauvais humeur, convaincu d’être dupe. Néanmoins, envoyant les autres dessins au Pape avec les noms de ceux qui les avaient faits, il a envoyé également le dessin de Giotto, racontant comment il a fait le cercle sans bouger le bras et sans compas, lequel fait, quand le Pape et plusieurs des courtiers l’ont compris, ils ont compris que Giotto devait dépasser grandement tous les autres peintres de son temps. »
Effectivement, les italiens disent « Perfetto come la 'O' di Giotto », ou « parfait comme le cercle de Giotto. »
If experience makes one paint perfectly, my own current lumbering labors tell me I need labor more. After all, it is commonly understood that with labor ones gains, and with leisure one does not. Yet leisure is so much more appealing than work, which I suppose brings us to the very point: labor and leisure must be the one and the same thing.
If you doubt this, look at the smile on Picasso's face as he plays – ah, I mean, “works”.
Si l’expérience veut dire qu’on peut peindre parfaitement, mes propres labeurs actuels me disent que j’ai besoin de travailler encore plus. Après tout, il est compris communément qu’avec le travail on avance, et avec le loisir on n’avance pas. Mais le loisir est tellement plus attirant que le travail, ce qui nous amène, je suppose, à l’essence de la chose : le travail et le loisir doivent être une seule et unique chose.
Si vous avez des doutes, regardez le sourire de Picasso pendant qu’il joue – ah, je veux, « travaille ».
20:06 Posted in The Art of Art, The Art of Having Fun/L'art de s'amuser | Permalink | Comments (1) | Email this
Tuesday, 24 March 2009
Bodies Revealed/Our Body / A Corps Ouvert

Photo d'exposition Our Body / à corps ouvert
___________________________
Click on the pictures to enlarge them.
Cliquer sur les images pour les aggrandir.
___________________________
"Hey, that guy looks like a flower!" My son Philip was right. The Chinese man had been skinned and his body set upright, his muscles peeled away from the bone to show their insertions, like the petals of a rose opening up to summer. It was grotesque, frightening and beautiful all at the same time.
Indeed, the Bodies Revealed exhibition - disturbing, fascinating, controversial and repulsive - has come to Paris.
The history of anatomy tells how dissection began to be practiced in China in about 1000 BC. Much later, here in Europe, Claude Galien (131-201), medical officer to gladiators under the Roman Empire, then physician to the Emperor Marcus Aurelius, worked and had work about twelve scribes, on his voluminous research on anatomy, principally on studies of pigs and monkeys.
"Hey, cet homme-là ressemble à une fleur!" Mon fils Philip avait raison. Le Chinois avait été écorché et son corps mis debout, ses muscles retirés de l'os comme s'ils étaient des pétales pour montrer où se trouvaient leurs insertions. C'était grotesque, effrayant et beau tout à la fois.Effectivement, l'exposition Our Body / à corps ouvert - dérangeante, fascinante, controversée, repoussante - est venue à Paris.
L'histoire de l'anatomie raconte que la dissection a commencé à être pratiquer en Chine vers 1000 avant JC. Beaucoup plus tard ici en Europe, Claude Galien (131-201), officier médical aux gladiateurs sous l'Empire Romane, ensuite physicien de l'Empereur Marcus Aurèle, s'occupait et occupait autant que douze scribes avec sa recherche volumineuse sur l'anatomie, principalement des cochons et de singes.
The morbidly fascinated in the late Middle Ages could buy tickets to public dissections of notorious criminals in Carnival season, but by 1594 the Italians had built an anatomical theater in their country, and human anatomy began to gain respectability in connection with the study of medicine.It was Leonardo da Vinci, however, who holds a unique place in the history of art and anatomy. Inspired by his intense curiosity, working independently of any person or institution, he dissected subjects and employed his knowledge of architecture and engineering to understand the human machine. With his meticulous science and his imaginative art (he drew his dissections as living subjects), he brought human anatomy to a realm where divinity had a place.
Avec une fascination morbide, les gens tard dans la période du Moyen Age pouvaient acheter des billets pour assister à des dissections publiques de criminels notoires en saison de carnaval. Ce n'était qu'en 1594 que les italiens ont construit un théâtre d'anatomie dans leur pays, et l'anatomie humaine a commencé à acquérir une certaine respectabilité dans le contexte de l'étude de la médecine.C'était Léonard de Vinci, par contre, qui a une place unique dans l'histoire de l'art et de l'anatomie. Inspiré par sa curiosité intense, travaillant indépendamment de toute personne, de toute institution, il a pratiqué des dissections sur ses sujets en employant ses connaissances en architecture et en ingénierie pour comprendre la machine humaine. Avec sa science méticuleuse et son art imaginatif (il dessinait ses dissections comme de sujets vivants), il a emmené l'art de l'anatomie humaine à un domaine où la divinité avait sa place.
After da Vinci, study of the human machine has extended from Andreas Vesalius's De humani corporis fabrica (On the Workings of the Human Body - 1543) to the Human Genome Project to come to the subject of this post – the current exhibition of actual human bodies plasticized to present the parts and the sum of those parts to public view.After about ten years of art study, including almost three years of anatomy, I have gained fair familiarity with human skeletal and muscular systems. Bodies Revealed was avidly discussed at the Ateliers de Beaux-Arts de Paris, and acclaimed by many. Although I feel uneasy handling what I know is a human tibia at the Ateliers, I decided to overcome my queasiness and see for myself, and perhaps learn, accompanied by my 16-year-old son. "Using real human specimens, painstakingly prepared and respectfully displayed, the Bodies Revealed exhibition lets visitors of all ages explore deep within the human body in a way that informs but doesn't overwhelm", says Dr. Roy Glover on the the website.
Suite à Da Vinci, l'étude de la machine humaine allait de De humani corporis fabrica (Sur le fonctionnement du corps humain - 1543) d'André Vésale, jusqu'au Projet Génome Humain, pour arriver au sujet de cet article - l'exposition actuelle des corps humains plastifiés pour présenter les parties et la somme de ces parties au public.Après environ dix ans d'études en beaux arts, y compris presque trois ans d'anatomie, j'ai acquis une bonne familiarité avec les systèmes du squelette et des muscles humains. Our Body / à corps découvert a été vivement discuté aux Ateliers de Beaux-Arts de Paris, où mon professeur et des élèves l'ont louée. Je n'aime pas trop manier le tibia humain aux Ateliers, mais j'ai décidé de vaincre mon malaise et voir l'exposition moi-même, pour peut-être apprendre quelque chose de nouveau, accompagné par mon fils enthousiaste de 16 ans. "Employant de vrais spécimens humains, préparés avec soin et présenté avec respect, l'exposition Our Body / à corps découvert permet aux visiteurs de tout âge d'explorer aux profondeurs du corps humain d'une façon qui enseigne sans submerger", a dit le docteur Roy Glover sur leur site.
I know the eye fits as a ball in its socket, giving the eyelid its peculiarly curved form, and this knowledge means I can draw an eye. I know that the bones of the hand are a series of knobbed bits stuck end to end, so I can draw a hand. I have pored over enough anatomical illustration to be able to even reproduce them from memory. Yet I was unreservedly shocked by a real human face dissected to expose its eye in its socket, and the sight of genuine fingernails on a hand otherwise stripped down to its bones was unbearable.
Je sais que l'œil va dans sa place comme dans un joint à rotule, ce qui donne aux paupières leur forme arrondie si particulière, et parce que je sais ça je peux dessiner un œil. Je sais que la main est composée de plusieurs séries de petit os à bout arrondi et de taille grandissante qui sont mis bout à bout, et parce que je sais ça je peux dessiner une main. Je me suis plongée dans assez de livres d'illustrations anatomiques pour pouvoir reproduire leurs images de mémoire. Mais en dépit de cette familiarité, j'étais complètement choquée par un visage humain vrai disséqué pour exposer l'œil jusqu'à dans son joint à rotule, et la vision de vrais ongles toujours sur la main dépouillée jusqu'à l'os m'était insupportable. ______________________________
Our Body / à corps ouvert (Bodies Revealed)
Anatomical exhibition of real human bodies
Espace 12 Madeleine
12 boulevard de la Madeleine - 75009 Paris
12 February - 10 May 2009
Reservations: 0 892 68 46 94
Admission: €15.50 (full price), €13.50 (discount), €2.00 (children)
Our Body / à corps ouvert
Anatomical exhibition of real human bodies
Espace 12 Madeleine
12 boulevard de la Madeleine - 75009 Paris
12 février - 10 mai 2009
Réservations: 0 892 68 46 94
Tarifs : 15,50 € (plein), 13.50 € (réduit), 2,00 € (enfants)
____________________________

Anatomical drawings, Andreas Vesalius, De humani corporis fabrica, 1543
Dessins anatomiques, André Vésale, De humani corporis fabrica, 1543
15:50 Posted in Exhibitions/Expositions, The Art of Art | Permalink | Comments (4) | Email this | Tags: bodies revealed, à corps ouvert, da vinci, vésale, vesalius
Tuesday, 10 March 2009
"New" Cobbe Shakespeare Portrait/"Nouveau" Portrait Cobbe de Shakespeare
Click on the pictures to enlarge them.
Cliquer sur les images pour les aggrandir.
The newly-discovered Cobbe portrait, about 1621, oil on oak panel.
Le portrait Cobbe nouvellement découvert, huile sur panel de chêne.
Martin Droeshout engraving on first page of collected works of Shakespeare (the First Folio), printed in 1622 and published in 1623.
Gravure de Martin Droeshout à la première page des oeuvres réunies de Shakespeare (premier Folio), imprimé en 1622 et publié en 1623.
In an astonishing new development in Shakespeare scholarship, the Shakespeare Birthplace Trust has announced its claim that this painting is an authenticated portrait of the Bard. If true, this painting would be the only known portrait made of Shakespeare in his lifetime. It would seem that in 2006 Alec Cobbe, an art restorer, visited a Shakespeare exhibition at London's National Portrait Gallery and was startled to recognize the portrait from the Shakespeare Folger Library as a copy of the work which had passed into his family's possession in the 18th century. He contacted his friend professor Stanley Wells, chair of the Shakespeare Birthplace Trust , who arranged to have the portrait tested at Cambridge: tree-ring dating of the oak panel, and X-ray examination and infrared reflectography of the painting and the panel were undertaken. They showed that the panel came from trees felled in the last 20 years of the 16th century, pointing to a date for the painting in the early 1600s. The oil paint was also also characteristic of that period, as was the intricate Italian lace ruff worn by the man in the portrait.
Time Magazine cited Rupert Featherstone, assistant curator for the university’s Fitzwilliam Museum, as pointing out that another clue pointing to the Cobbe portrait’s claim to be the original from which Shakespeare paintings of the period were copied came from X-ray studies that showed the “pentiments,” or changes made by the painter as he progressed. He said these included the inclusion of a small, fleshy bulge at the upper corner of Shakespeare’s left eye, a detail typical of the minor adjustments made in original portraiture.
Avec un nouveau développement étonnant dans l'étude de Shakespeare aujourd'hui, le Shakespeare Birthplace Trust a annoncé son affirmation que ce tableau est un portrait authentifié du Barde. Si c'est vrai, ce tableau serait le seul portrait connu qui serait fait de Shakespeare de son vivant. Il semblerait qu'en 2006 Alec Cobbe, un restaurateur de tableaux, visitait l'exposition Shakespeare au National Portrait Gallery de Londres, et il était étonné de reconnaitre le portrait exposé du Shakespeare Folger Library comme étant une copie de l'oeuvre que sa famille possède depuis le XVIIIème siècle. Il a pris contact avec son ami le professeur Stanley Wells, président du Shakespeare Birthplace Trust, qui a organisé des tests sur le tableau à Cambridge: une étude pour établir la date à partir des cernes de croissance de l'arbre dont le panel de chêne est constitué (la dendrochronologie), et des études radiographiques et de la réflectographie infrarouge étaient entreprises. Ils ont démonstré que le panel est venu des arbres coupés dans les dernières vingt ans du XVIème siècle, indiquant une date au début des années 1600. Le peinture à l'huile est également caractéristique de l'époque, aussi bien que la fraise italienne élaborée portait par l'homme dans le portrait.
Time Magazine a cité Rupert Featherstone, conservateur député du Fitzwilliam Museum à Cambridge, comme indiquant qu'une autre indice authentifiant l'affirmation que le portrait Cobbe est l'original dont les tableaux de Shakespeare de l'époque ont été copiés, c'est les "pentiments", ou les petites modifications que fait le peintre en travaillant. Ces pentiments comprennent un petit volume de chair en haut du coin de l'oeil gauche de Shakespeare, un détail typique de petits ajustements fait dans un travail original pour réaliser un portrait.
What will open up a new way of thinking about Shakespeare is that not only do scholars have, for the first time, a portrait of the author painted in his lifetime, showing him to be a much more youthful and handsome man than previously thought; the Cobbe work also portrays him as one clearly of means; his clothes, consisting of an intricate white lace ruff and a gold-trimmed blue tunic, were the kind worn only by the wealthy and successful men of his time. This is very much at odds with the idea currently held of Shakespeare as the glover's son who died poor.
Ce qui va ouvrir une nouvelle façon de réfléchir sur Shakespeare, c'est que non seulement les académiques ont, pour la première fois, un portrait de l'auteur peint de son vivant, le montrant comme étant beaucoup plus jeune et beau pour son âge qu'on imagineait; le tableau Cobbe le montre comme étant un homme de moyens. Il porte une fraise en dentelle très élaborée et une tunique bleue décorée au fil d'or, des vêtements que seulement les hommes riches et à succès portaient dans son temps. Ceci est à l'opposé de la notion généralement accepté de Shakespeare jusqu'ici, d'un Barde, fils de gantier, que meurt pauvre.
The painting includes the Latin words "Principum amicitias!" written above Shakespeare's head. According to the Wikipedia subject on the article, this is speculated to originate from Horace's Carmen Saeculare, book 2, ode 1, where the words are addressed to a playwright and mean "beware the alliances of princes." For a very interesting discussion of why these words appear here, take a look at Kristine Steenbergh's blog, "Serendipities", in her article "The Blushing Bard":
http://earmarks.org/archives/2009/03/09/476
Le tableau comprend les mots en latin "Principum amicitias!" écrit au dessus de la tête de Shakespeare. Selon l'article Wikipedia sur le sujet, il y a spéculation que ça vient du Carmen Saeculare de Horace, livre 2, ode 1, où les mots sont adressés au dramaturge et signifient: "Prenez garde des alliances de princes." Pour lire une discussion très intéressante du pourquoi de ses mots ici, regardez le blog de Kristine Steenbergh, "Serendipities", dans son article "The Blushing Bard" ("le Bard qui rougit"):
http://earmarks.org/archives/2009/03/09/476
12:05 Posted in The Art of Art | Permalink | Comments (7) | Email this | Tags: shakespeare, portrait, cobbe, droeshout, principum amicitias
Monday, 16 June 2008
Stephen Wiltshire: Architectural Artist/Artiste Architectural
Click on the pictures to enlarge them.
Cliquer sur les images pour les aggrandir.
________________________________________________________________________________________________
You have five yards of paper, a fistful of black felt-tips and three days to produce a minutely perfect architect-quality drawing of Rome, down to the right number of columns on the Colosseum:
http://www.greatbuildings.com/buildings/Roman_Colosseum.h....
And you have to draw it from memory.
And your only exposure to Rome was the 45-minute helicopter ride over it just before you start your drawing.
Yes, there is someone on this planet who can do it: Stephen Wiltshire. Moreover, he does do it before our eyes in this video.
Vous avez environ cinq mètres de papier, une poignée de feutres noirs et trois jours pour produire un dessin de Rome minutieux et parfait, de qualité d’architecte, allant jusqu’à la bonne quantité de colonnes sur la Colisée:
http://www.greatbuildings.com/buildings/Roman_Colosseum.h....
Et il faut le dessiner de mémoire.
Et tout ce que vous savez de Rome date du vol par hélicopteur pendant 45 minutes au-dessus de la Ville Eternelle, juste avant de commencer votre dessin.
Oui, il y a quand-même quelqu’un sur la planète qui peut le faire : Stephen Wiltshire. D’ailleurs, il le fait sous nos yeux dans cette vidéo.
Stephen Wiltshire was born in London on 24th April, 1974. As a child, Stephen was mute and did not relate to other human beings. Aged three, he was diagnosed as autistic. He had no language, uncontrolled tantrums and lived entirely in his own world.
At the age of five, Stephen was sent to Queensmill School in London, a school for children with special needs, where it was noticed that the only pastime he enjoyed was drawing. It soon became apparent he communicated with the world through the language of drawing.
The teachers at Queensmill School later encouraged him to speak by temporarily taking away his art supplies so that he would be forced to ask for them. Stephen responded by making sounds and eventually uttered his first word - "paper." He learned to speak fully at the age of nine.
Today Stephen has become a professional architectural artist with his truly astounding abilities. His website can be visited here:
http://www.stephenwiltshire.co.uk
Stephen Wiltshire est né à Londres le 24 avril 1974. Enfant, il ne parlait pas et n'entrait pas en relation avec les autres. A l'âge de trois il a été diagnostiqué: il est autiste. Il n'avait pas de langage, piquait de crises de colère et vivait entièrement dans son propre monde.
A l'âge de cinq ans, Stephen a été envoyé à Queensmill School à Londre, une école pour les enfants avec de problèmes d'apprentissage, où le staff a noté que son seul loisir était le dessin. Il est vite devenu évident qu'il communiquait avec le monde par le langage du dessin.
Ses instructeurs à Queensmill School plus tard l'ont encouragé à parler en lui retirant ses fournitures d'art temporairement pour l'obliger de parler pour en demander. Stephen a articulé quelques sons et à la fin a prononcé son premier mot: "papier". Il a appris à parler complètement à l'âge de neuf ans.
Aujourd'hui Stephen est devenu an artist professionnel d'architecture avec ses capacités véritablement étonnantes. Son site peut être visité à l'adresse suivante:
http://www.stephenwiltshire.co.uk
00:55 Posted in The Art of Art | Permalink | Comments (1) | Email this | Tags: Stephen Wiltshire, Colisseum, Colisée
Monday, 10 March 2008
Julian Beever: Anamorphosis/Anamorphisme
______________________________________________________________________________________
Click on the pictures to enlarge them.
Cliquer sur les images pour les aggrandir.
______________________________________________________________________________________
The surprising chalk pavement drawings of the talented Julian Beever are sent around regularly on the Internet. This British artist, living in Belgium, has made an international name for himself by combining trompe l’œil with a curious and ancient technique called anamorphosis in the streets of the world’s cities.
There are actually two main categories of anamorphosis: perspective (oblique) and mirror (catoptric). In the first case, which dates back to the early Renaissance (15th-century), an image is made at a sharply oblique angle to appear in its normal shape when the viewer stands in a precise position. The earliest known example of this is Leonardo da Vinci’s Eye. Hans Holbein has given us the most famous example with his The Ambassadors, where a strange diagonal foreground shape turns into a skull when viewed from the right angle.
Mirror anamorphosis consists of a deformed shape painted around a central conical or cylindrical mirror placed on a flat surface. The idea originated in China, and was brought to 16th century Italy; it came into fashion in Europe in the Baroque period (17th century). The viewer looks only into the mirror to observe the shapes in their unadulterated form, and people in on the trick had a good time viewing caricatures, saucy scenes, and off-color humor.

The following video offers the chance to watch a time-lapse recording of Julian Beever creating some pavement art advertising for Aveeno. Note how he continually checks the accuracy of his slant perspective.
To visit Julian Beever’s website, please go to:
http://users.skynet.be/J.Beever/index.html
On voit régulièrement l’art du talentueux Julian Beever que les internautes envoient les uns aux autres, des dessins fait en craie sur le trottoir même. Cet artiste britannique qui vit en Belgique, s’est fait un nom en faisant un mariage entre la trompe l’œil et une technique ancienne et curieux – l’anamorphisme - dans les rues des villes du monde entier.
Il y a en réalité deux grandes catégories d’anamorphisme : « perspective » (oblique) et miroir (catoptrique). Dans le premier cas qui date du début de la Renaissance (15ème siècle), une image est fait à un angle très oblique, pour prendre sa forme normale quand le spectateur se tient dans une position précise. L’exemple la plus ancienne est L’œil de Leonardo da Vinci. Hans Holbein nous a donné l’exemple la plus célèbre avec son Les Ambassadeurs, où une forme étrange et oblique dans le premier plan du tableau devient un crâne une fois elle est regardée sous l’angle juste.L’anamorphisme de miroir consiste d’une image déformé et peint ou dessiné autour d’une glace conique ou cylindrique placé au milieu sur une surface plane. L’idée a ses origines dans la Chine, et elle a été apporté en Italie au 16ème siècle, pour devenir à la mode en Europe dans la période Baroque (17ème siècle). Le spectateur regarde le miroir seulement pour observer les formes dans leur état « normal », et ceux qui était pris en confiance s’amusaient beaucoup avec ce malice pour regarder secrètement des caricatures, des scènes galantes, ou de l’humour scatalogique.
La vidéo ci-dessous offre l’occasion de regarder un enregistrement chronocinématographique de Julian Beever en train de créer de la publicité pour Aveeno avec son art de trottoir. Notez comment il vérifié continuellement la précision de son perspective oblique.
Pour visiter le site web de Julian Beever, veuillez aller à :
http://users.skynet.be/J.Beever/index.html
00:20 Posted in The Art of Art | Permalink | Comments (2) | Email this | Tags: Julian Beever, anamorphisme, anamorphosis, da Vinci, Holbein
Monday, 18 February 2008
Why are men and women different? Pourquoi les hommes et les femmes sont-ils différents?
Click on the pictures to enlarge them.
Cliquer sur les images pour les aggrandir.
_____________________________________________________________________________________________
Reproduced from A Handbook of Anatomy for Art Students, Oxford University Press
Reproduit du Manual d’anatomie pour l’étudiant en beaux-arts, Oxford University Press
“But Eve is a man!”
The birds in my studio stopped chattering and bugged their eyes at me bugging my eyes at a 1529 Lucas van Leyden engraving. This North-Netherlandish engraver and painter is most famous for his graphic work, its quality often being compared to that of his contemporary Albrecht Durer.
“At least she looks like a man.” I was explaining this to my canaries, and went on to tell them that artists over the centuries had long used male models for female figures, the most celebrated example being that of Michelangelo and his Night, as portrayed on the tomb of Giuliano de' Medici. I could see the question in the birds’ eyes: what makes the difference between a male figure and a female one? Before some wag intervenes here, please understand, we were talking about artistic anatomy.

Adam and Eve Bemoaning the Death of Abel, Lucas van Leyden, 1529
Adam et Eve pleurant au mort d’Abel, Lucas van Leyden, 1529
« Mais Eve est un homme ! »
Les oiseaux dans mon atelier se sont arrêtés de papoter et ils me faisaient de gros yeux pendant que je faisais de gros yeux moi-même face à une gravure Lucas van Leyden de 1529. Ce graveur et peintre du nord du Pays-Bas est connu principalement pour son travail graphique, dont la qualité est souvent comparé à celle de son contemporain Albrecht Dürer.
« Au moins, elle ressemble à un homme. » J’étais en train d’expliquer ceci à mes canaries, et je continuais en leur disant que les artistes pendant des siècles ont utilisé des modèles males depuis longtemps pour leur personnages féminins, l’exemple le plus célèbre étant celui de Michel-Ange et son La Nuit, comme on la voit sur le tombeau de Giuliano de’ Medici. Je voyais bien la question dans les yeux des oiseaux : c’est quoi qui fait la différence entre un corps d’homme et un corps de femme ? Avant que quelqu’un d’esprit répond à la question, comprenons-nous, nous parlons de l’anatomie artistique.
Night from the tomb of Giuliano de' Medici, Michelangelo, 1520-1534
La Nuit du tombeau de Giuliano de' Medici, Michel-Ange, 1520-1534
Walt Reed's The Figure and Joseph Sheppard's Anatomy gave the birds and me the information we were seeking:
1. The female is usually shorter.
2. There is a greater separation at the pelvic sockets on the female figure, creating the wide-hipped look.
3. The thighs on the female figure take a more oblique course towards the knees; women look faintly knock-kneed, men look faintly bow-legged.
4. The shoulders of the female appear narrower in relation to their hips, giving them a pear-shaped look; men’s shoulders are wider in relation to their hips, making them look like upside-down triangles.
5. In the female, collar bones are shorter and more horizontal; this accounts for the smaller, more sloping shoulders and the appearance of a longer and more graceful neck in the female.
6. Men have longer bones in their upper arms, placing their elbows lower and their fingertips reach lower than on a female figure.
7. Wrists, hands and ankles are smaller on women. Feet are smaller and narrower on the female figure.
8. The male forehead tends to slope back; the female forehead is smoother, more rounded and tends to be perpendicular.
9. The female trunk is longer in relation to the entire body height.
10. Generally the female figure has a more fluid contour; there is less muscle definition, especially in the area of the hips, owing mainly to the larger quantity of fat, which is especially thick over the thighs, hips and buttocks.
Front view, female figure, eight heads high, Joseph Sheppard, 1975
Vue devant, la femme, hauteur de huit têtes, Joseph Sheppard, 1975
1. La femme est généralement plus petite.
2. La séparation entre les articulations des hanches est plus importante chez la femme, ce qui donne l’aspect d’un pelvis plus large.
3. Les cuisses de la femme sont plus oblique en allant vers les genoux ; la femme a l’air légèrement panarde, l’homme a l’air légèrement bancal.
4. Les épaules de la femme ont l’air plus étroite par rapport à leur hanches, pour ressembler à une poire ; les épaules de l’homme sont plus larges par rapport à leur hanches, pour créer l’impression d’une triangle à l’envers.
5. Les clavicules chez la femme sont plus courtes et plus horizontales ; ceci explique les épaules plus petites et descendantes, et l’impression d’un cou plus long et gracieux de la femme.
6. Les hommes ont des os plus longs dans leur bras, ce qui place leur coudes plus bas et le bout de leurs droits plus bas que chez la femme.
7. Les poignets, les mains et les chevilles sont plus fins chez la femme. Les pieds sont plus petits et plus étroits.
8. Le front masculin a tendance de former une angle oblique ; le front féminin est plus lisse, plus arrondi et a tendance d’être perpendiculaire.
9. La torse de la femme est plus longue par rapport à la hauteur totale de son corps.
10. Généralement le femme a un contour plus fluide ; il y a moins de définition musculaire, surtout autour des hanches, principalement à cause de la quantité plus importante de graisse, qui est particulièrement épaisse sur les cuisses, les hanches et les fesses.
Front view, male figure, eight heads high, Joseph Sheppard, 1975
Vue devant, l'homme, hauteur huit têtes, Joseph Sheppard, 1975
00:25 Posted in The Art of Art | Permalink | Comments (8) | Email this | Tags: Van Leyden, Michelangelo, Michel-Ange, anatomical differences




