Monday, 07 January 2008
Exhibition/Exposition: Giuseppe Arcimboldo (1527-1593)
Self Portrait, Giuseppe Arcimboldo
Auto-portrait, Giuseppe Arcimboldo
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"Autumn", by Giuseppe Arcimboldo
"L'Automne", de Giuseppe Arcimboldo
The current astonishing exhibition at the Musée du Luxembourg (last week!) shows that Giuseppe Arcimboldo was not only the creator of those famous portraits composed of fruits, vegetables and whatever else came to his mind. From 1562 to 1587, at the court at Vienna and then in Prague he created great events: coronations, balls, tournaments, marriages. He orchestrated firework displays, water displays, designed costumes, invented masks and paraded horses to play dragons. Emperor Maximilian II, then Rudolf II, entrusted him with enriching their collections of art and curios; indeed, this was the time when there was a predominating curiosity for the exotic, the bizarre, even the monstrous. And indeed, from men composed of tree trunks to portraits by other artists of hairy-faced women, one feels surrounded by monsters at the exhibition - an ambiance of early P.T. Barnum.
Bacchic mask, Roman, first century; British Museum.
Masque bachique, roman, premier siècle; British Museum.
For the first time the career of this long-forgotten painter is set out. He came from Milan, where he was commissioned to do stained-glass windows for the Cathedral. At first he did conventional portraits of the emperor and members of the court. He then began to compose strange portraits, consisting of assemblies of like elements to create faces. The origin of these multiple-element heads goes back to Antiquity and the tradition of Bacchic masks composed of grapes and grape leaves.
"Winter", by Giuseppe Arcimboldo
"L'Hiver", de Giuseppe Arcimboldo
L'exposition actuelle et étonnante au Musée du Luxembourg (dernière semaine) montre que Giuseppe Arcimboldo n'est pas seulement le créateur de ces célèbres portraits composés de fruits, de légumes et tout autre chose qui lui venait à l'esprit. De 1562 à 1587, à la cour de Vienne puis à Prague, il conçevait de grandes évènements: des couronnement, des bals, des tournois, des mariages. Il mettait en scène des feux d'artifice, des jets d'eau, il dessinait des costumes et des masques, il faisait défiler des chevaux en guise de dragons. L'empereur Maximilien II, puis Rodolphe II lui confiait le soin d'enrichir leurs cabinets d'art et de curiosités. C'était effectivement une période où il y avait une curiosité prédominante pour l'exotique, le bizarre, voire le monstrueux. Effectivement, allant des hommes composés de troncs d'arbres à des portraits par d'autres artistes des femmes velues, on a vraiment l'impression d'être dans une ambiance de P.T. Barnum.
"Spring", by Giuseppe Arcimboldo
"Le Printemps", de Giuseppe Arcimboldo
Pour la première fois, le parcours de ce peintre si longtemps oublié est ici retracé. Venu de Milan, où il a composé les vitraux de la cathédrale, il peint d'abord des portraits conventionnels de l'empereur et des personnages de sa cour. Il commence à composer d'étranges portraits qui assemblent des objets semblables pour créer un visage. L'origine de ces "têtes composées" remonte à l'Antiquité et la tradition des masques bachiques composées de raisins et de feuilles de vigne.
"Summer", by Giuseppe Arcimboldo
"L'Eté", de Giuseppe Arcimboldo
For the New Year of 1569 Arcimboldo painted and presented to the Emperor a series of four "Seasons" and another of the four "Elements", that is the structure of the year and the structure of the world. These paintings, political allegories to affirm the power of the Hapsburgs, pleased Maximilian so much that he had them hung in his bedchamber and even commissioned copies of certain of them as gifts, such as of "Autumn", now in the Louvre's collection.
"The Gardener", by Giuseppe Arcimboldo
"Le Jardinier", de Giuseppe Arcimboldo
Pour le Nouvel An 1569, Arcimboldo a peint une série des quatre «Saisons» et celui des quatre «Eléments», autrement dit, la structure de l'année at celle de l'univers, offertes à l'empereur. Ces tableaux, des allégories politiques destinées à affirmer la puissance des Habsbourg, ont plu tellement à Maximilien qu'il les a fait accrocher dans sa chambre à coucher et il en a commandé des copies de certains, par exemple de «l'Automne», aujourd'hui dans la collection du Louvre.
"The Gardener", by Giuseppe Arcimboldo
"Le Jardinier", de Giuseppe Arcimboldo
The bizarre works of Arcimboldo were rediscovered by Surrealist artists in the first part of 20th century. In many surrealist dictionaries Arcimboldo is identified as a surrealist painter before surrealism even existed. The paranoiac-critical method of Salvador Dalí was influenced by this Mannerist painter. There are also contemporary works influenced by the revival of interest in Arcimboldo, including paintings by Shigeo Fukuda, István Orosz, Octavio Ocampo and Sandro del Prete, and some of the films of Jan Svankmajer and Terry Gilliam.
Les oeuvres bizarres d'Arcimboldo ont été redécouvertes par les artistes surréalistes dans la première moitié du XXème siècle. Dans plusieurs dictionaires surréalistes Arcimboldo est identifié en tant que surréaliste - même avant que le surréalisme existait. La méthode parano-critique de Salvador Dali a été sous l'influence de ce peintre manièriste. Il y a également des oeuvres contemporains influencées par la resurgence d'intérêt pour Arcimboldo, y compris des tableaux par Shigeo Fukuda, Istvan Orosz, Octavio Ocampo et Sandro del Prete, aussi bien que certains films de Jan Svankmajer et Terry Gilliam.
Poster by Istvan Orosz for a 1999 production of King Lear, Petrofi Theatre, Veszprem, Hungary.
Affiche par Istvan Orosz pour une production de 1999 du Roi Lear, Théâtre Petrofi, Veszprem, Hongrie.
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Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard, 75006 Paris. Exhibition open every day until 13 January 2008. Tel :33 (0) 1 42 34 25 95. Métros: Saint Sulpice, Odéon, Rennes. RER B : Luxembourg station, exit Jardin du Luxembourg. Bus : 58, 84, 89, stops at Musée du Luxembourg or Sénat.
This exhibition, under the direction of Dr. Sylvia Ferino, Curator of the Italian Renaissance Painting at the Kunsthistorisches Museum, is co-organized by the Musée du Luxembourg and the Kunsthistorisches Museum in Vienna, where it will be presented from 11 February to 1 June 2008.
Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard, 75006 Paris. Exposition ouverte tous les jours, jusqu'au 13 janvier 2008. Tél :33 (0) 1 42 34 25 95. Métros: Saint Sulpice, Odéon, Rennes. RER B : station Luxembourg, sortie Jardin du Luxembourg. Bus : 58, 84, 89, arrêts Musée du Luxembourg ou Sénat.
Cette exposition, placée sous la commissariat de Dr. Sylvia Ferino, conservateur de la Peinture italienne Renaissance au Kunsthistorisches Museum, est co-organisée par le Musée du Luxembourg et le Kunsthistorisches Museum, Vienne, où elle sera présentée du 11 février au 1er juin 2008.
"Autumn", by Giuseppe Arcimboldo
"L'Automne", de Giuseppe Arcimboldo
The current astonishing exhibition at the Musée du Luxembourg (last week!) shows that Giuseppe Arcimboldo was not only the creator of those famous portraits composed of fruits, vegetables and whatever else came to his mind. From 1562 to 1587, at the court at Vienna and then in Prague he created great events: coronations, balls, tournaments, marriages. He orchestrated firework displays, water displays, designed costumes, invented masks and paraded horses to play dragons. Emperor Maximilian II, then Rudolf II, entrusted him with enriching their collections of art and curios; indeed, this was the time when there was a predominating curiosity for the exotic, the bizarre, even the monstrous. And indeed, from men composed of tree trunks to portraits by other artists of hairy-faced women, one feels surrounded by monsters at the exhibition - an ambiance of early P.T. Barnum.
Bacchic mask, Roman, first century; British Museum.
Masque bachique, roman, premier siècle; British Museum.
For the first time the career of this long-forgotten painter is set out. He came from Milan, where he was commissioned to do stained-glass windows for the Cathedral. At first he did conventional portraits of the emperor and members of the court. He then began to compose strange portraits, consisting of assemblies of like elements to create faces. The origin of these multiple-element heads goes back to Antiquity and the tradition of Bacchic masks composed of grapes and grape leaves.
"Winter", by Giuseppe Arcimboldo
"L'Hiver", de Giuseppe Arcimboldo
L'exposition actuelle et étonnante au Musée du Luxembourg (dernière semaine) montre que Giuseppe Arcimboldo n'est pas seulement le créateur de ces célèbres portraits composés de fruits, de légumes et tout autre chose qui lui venait à l'esprit. De 1562 à 1587, à la cour de Vienne puis à Prague, il conçevait de grandes évènements: des couronnement, des bals, des tournois, des mariages. Il mettait en scène des feux d'artifice, des jets d'eau, il dessinait des costumes et des masques, il faisait défiler des chevaux en guise de dragons. L'empereur Maximilien II, puis Rodolphe II lui confiait le soin d'enrichir leurs cabinets d'art et de curiosités. C'était effectivement une période où il y avait une curiosité prédominante pour l'exotique, le bizarre, voire le monstrueux. Effectivement, allant des hommes composés de troncs d'arbres à des portraits par d'autres artistes des femmes velues, on a vraiment l'impression d'être dans une ambiance de P.T. Barnum.
"Spring", by Giuseppe Arcimboldo
"Le Printemps", de Giuseppe Arcimboldo
Pour la première fois, le parcours de ce peintre si longtemps oublié est ici retracé. Venu de Milan, où il a composé les vitraux de la cathédrale, il peint d'abord des portraits conventionnels de l'empereur et des personnages de sa cour. Il commence à composer d'étranges portraits qui assemblent des objets semblables pour créer un visage. L'origine de ces "têtes composées" remonte à l'Antiquité et la tradition des masques bachiques composées de raisins et de feuilles de vigne.
"Summer", by Giuseppe Arcimboldo
"L'Eté", de Giuseppe Arcimboldo
For the New Year of 1569 Arcimboldo painted and presented to the Emperor a series of four "Seasons" and another of the four "Elements", that is the structure of the year and the structure of the world. These paintings, political allegories to affirm the power of the Hapsburgs, pleased Maximilian so much that he had them hung in his bedchamber and even commissioned copies of certain of them as gifts, such as of "Autumn", now in the Louvre's collection.
"The Gardener", by Giuseppe Arcimboldo
"Le Jardinier", de Giuseppe Arcimboldo
Pour le Nouvel An 1569, Arcimboldo a peint une série des quatre «Saisons» et celui des quatre «Eléments», autrement dit, la structure de l'année at celle de l'univers, offertes à l'empereur. Ces tableaux, des allégories politiques destinées à affirmer la puissance des Habsbourg, ont plu tellement à Maximilien qu'il les a fait accrocher dans sa chambre à coucher et il en a commandé des copies de certains, par exemple de «l'Automne», aujourd'hui dans la collection du Louvre.
"The Gardener", by Giuseppe Arcimboldo
"Le Jardinier", de Giuseppe Arcimboldo
The bizarre works of Arcimboldo were rediscovered by Surrealist artists in the first part of 20th century. In many surrealist dictionaries Arcimboldo is identified as a surrealist painter before surrealism even existed. The paranoiac-critical method of Salvador Dalí was influenced by this Mannerist painter. There are also contemporary works influenced by the revival of interest in Arcimboldo, including paintings by Shigeo Fukuda, István Orosz, Octavio Ocampo and Sandro del Prete, and some of the films of Jan Svankmajer and Terry Gilliam.
Les oeuvres bizarres d'Arcimboldo ont été redécouvertes par les artistes surréalistes dans la première moitié du XXème siècle. Dans plusieurs dictionaires surréalistes Arcimboldo est identifié en tant que surréaliste - même avant que le surréalisme existait. La méthode parano-critique de Salvador Dali a été sous l'influence de ce peintre manièriste. Il y a également des oeuvres contemporains influencées par la resurgence d'intérêt pour Arcimboldo, y compris des tableaux par Shigeo Fukuda, Istvan Orosz, Octavio Ocampo et Sandro del Prete, aussi bien que certains films de Jan Svankmajer et Terry Gilliam.
Poster by Istvan Orosz for a 1999 production of King Lear, Petrofi Theatre, Veszprem, Hungary.
Affiche par Istvan Orosz pour une production de 1999 du Roi Lear, Théâtre Petrofi, Veszprem, Hongrie.
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Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard, 75006 Paris. Exhibition open every day until 13 January 2008. Tel :33 (0) 1 42 34 25 95. Métros: Saint Sulpice, Odéon, Rennes. RER B : Luxembourg station, exit Jardin du Luxembourg. Bus : 58, 84, 89, stops at Musée du Luxembourg or Sénat.
This exhibition, under the direction of Dr. Sylvia Ferino, Curator of the Italian Renaissance Painting at the Kunsthistorisches Museum, is co-organized by the Musée du Luxembourg and the Kunsthistorisches Museum in Vienna, where it will be presented from 11 February to 1 June 2008.
Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard, 75006 Paris. Exposition ouverte tous les jours, jusqu'au 13 janvier 2008. Tél :33 (0) 1 42 34 25 95. Métros: Saint Sulpice, Odéon, Rennes. RER B : station Luxembourg, sortie Jardin du Luxembourg. Bus : 58, 84, 89, arrêts Musée du Luxembourg ou Sénat.
Cette exposition, placée sous la commissariat de Dr. Sylvia Ferino, conservateur de la Peinture italienne Renaissance au Kunsthistorisches Museum, est co-organisée par le Musée du Luxembourg et le Kunsthistorisches Museum, Vienne, où elle sera présentée du 11 février au 1er juin 2008.
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